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Animal de compagnie : quand l’amour pour son chien ou son chat devient aussi une charge mentale

Par Osez le Centre Ville | Publié le 10/09/2026

Ils font partie de la famille, parfois au même titre qu’un enfant. On organise ses vacances en fonction d’eux, on s’inquiète de leur santé, de leur bonheur ou de leur solitude. Une étude Toluna-Harris Interactive réalisée pour Hill’s Pet Nutrition mesure pour la première fois cette « charge mentale » des propriétaires de chiens et de chats. Elle existe, surtout chez les plus jeunes, mais reste largement compensée par le bonheur que les animaux apportent au quotidien.

« Viens voir maman », « mon bébé », « papa va rentrer ».

Ces expressions adressées à un chien ou à un chat sont devenues courantes. 81 % des propriétaires interrogés déclarent utiliser au moins parfois des mots empruntés à la parentalité humaine lorsqu’ils parlent à leur animal. Plus de la moitié le font même souvent.

Cette façon de parler traduit surtout la place prise par l’animal dans le foyer. 62 % le considèrent comme un membre de la famille à part entière. 20 % vont plus loin et le voient comme leur propre enfant ou leur bébé.

Au total, 82 % ne considèrent donc plus leur chien ou leur chat comme un simple animal de compagnie. Chez les 18-34 ans, 32 % disent même le voir comme leur enfant.

Cette tendance fait directement écho à un sujet déjà traité par Animaux de Compagnie Magazine : Parler à son animal comme à un enfant : un langage qui vient du cœur.

Une relation qui concerne des millions de foyers

Le phénomène est loin d’être marginal.

Selon le dernier baromètre FACCO-Odoxa 2025-2026, la France compte 73,4 millions d’animaux de compagnie. Chiens et chats occupent désormais une place centrale dans de très nombreux foyers français.

Consulter les chiffres de la population animale publiés par la FACCO

L’étude menée pour Hill’s s’intéresse plus précisément aux propriétaires de chiens et de chats. Toluna-Harris Interactive a interrogé 1 031 personnes âgées de 18 ans et plus, entre le 3 et le 10 août 2026. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas sur le sexe, l’âge, la catégorie socioprofessionnelle et la région.

L’intérêt de cette enquête est de regarder ce que l’animal change réellement dans le quotidien.

Et le premier constat est très positif.

Pour 94 %, prendre soin de son animal donne du sens au quotidien

94 % des personnes interrogées considèrent que prendre soin de leur animal donne du sens à leur quotidien.

Autre chiffre parlant : 89 % sont d’accord avec l’affirmation selon laquelle leur animal est leur « meilleur thérapeute » parce qu’il apaise leurs angoisses et leur stress.

Cette réponse doit évidemment être comprise comme le ressenti des propriétaires et non comme une efficacité thérapeutique démontrée au sens médical.

L’animal joue aussi un rôle très concret. 79 % estiment qu’il les aide à créer du lien social, tandis que 75 % considèrent qu’il les encourage à pratiquer une activité physique ou contribue à leur santé.

Les propriétaires lui consacrent également beaucoup de temps. 74 % déclarent partager un moment exclusivement dédié à leur animal plusieurs fois par jour : promenade, jeu, câlin ou simple moment passé ensemble. 18 % le font environ une fois par jour.

« Est-ce qu’il est heureux ? » : une vraie préoccupation

Cette proximité émotionnelle a son revers : plus l’animal prend de place, plus son propriétaire se préoccupe de son bien-être.

La première inquiétude reste très concrète. 48 % citent sa santé physique et les éventuels problèmes vétérinaires.

Mais la deuxième question est plus révélatrice de l’évolution de la relation : 39 % se demandent régulièrement si leur animal est heureux.

L’alimentation arrive ensuite à 33 %, devant la peur de le perdre ou la question de son espérance de vie à 29 %. Puis viennent l’ennui et la solitude, cités chacun par 22 % des répondants.

En moyenne, un foyer exprime 2,3 sujets d’inquiétude concernant son animal.

Animaux de Compagnie Magazine s’était déjà intéressé à cette évolution dans son article consacré aux attentes croissantes des Français en matière de protection et de bien-être animal : Les Français réclament davantage de contrôle et de protection pour leurs animaux.

L’Anses rappelle d’ailleurs que le bien-être ne se résume pas à l’absence de maladie. Il correspond à un état mental et physique positif, lié notamment à la satisfaction des besoins physiologiques et comportementaux de l’animal.

Consulter l’avis de l’Anses sur la définition du bien-être animal

Les vacances arrivent en tête de la charge mentale

La charge mentale apparaît surtout lorsqu’il faut organiser sa vie autour de l’animal.

47 % des propriétaires estiment que la gestion des absences longues, notamment les vacances, représente une charge mentale importante ou très importante.

Le suivi de la santé et des rendez-vous vétérinaires arrive ensuite à 40 %, devant l’hygiène de l’animal et de son environnement à 36 %, son éducation à 33 % et son alimentation à 32 %.

Les vacances posent un autre problème : à qui confier son chien ou son chat ?

66 % des propriétaires disent avoir au moins parfois du mal à le confier à quelqu’un, même pour une journée.

La proportion atteint 70 % chez les propriétaires de chiens, 71 % chez les 18-34 ans et 75 % chez ceux qui considèrent leur animal comme leur propre enfant.

Cette difficulté explique en partie le développement du pet-sitting et la professionnalisation des services de garde.

Pour partir plus sereinement, notre rédaction avait d’ailleurs consacré un guide pratique au sujet : Comment bien préparer l’arrivée de votre pet-sitter.

Le ministère de l’Agriculture rappelle également que partir en vacances avec ou sans son animal demande une véritable préparation et publie un guide consacré aux bons réflexes à adopter.

Consulter le guide du ministère de l’Agriculture pour partir en vacances avec un animal

20 % ont déjà refusé une invitation pour ne pas le laisser seul

L’animal influence parfois directement la vie sociale.

Un propriétaire sur cinq reconnaît avoir déjà refusé une invitation chez des amis ou des proches parce qu’il culpabilisait à l’idée de laisser son animal seul à la maison.

12 % disent même avoir décliné une sortie simplement parce qu’ils préféraient passer du temps avec lui.

Les conséquences vont parfois plus loin.

30 % ont déjà adapté leur choix de vacances en fonction de leur animal. L’aménagement intérieur est cité par 26 %, le choix du logement par 25 % et le budget familial par 23 %.

Même le sommeil est concerné pour 21 % des propriétaires.

Les habitudes à la maison montrent la même proximité : 84 % autorisent leur animal à monter sur le canapé et 66 % le laissent dormir dans leur lit ou dans celui de leurs enfants.

Les 18-34 ans ressentent davantage la pression

La génération compte beaucoup dans cette nouvelle relation.

Les jeunes propriétaires sont plus nombreux à considérer leur animal comme un enfant. Ils lui accordent davantage de place et semblent également se poser davantage de questions sur son bonheur.

Cette implication se retrouve dans la fatigue ressentie.

Dans l’ensemble de l’échantillon, 23 % des personnes disent s’être déjà senties mentalement ou physiquement épuisées par les responsabilités liées à leur animal.

Chez les 18-34 ans, cette proportion atteint 37 %. Elle grimpe aussi à 33 % chez ceux qui considèrent leur chien ou leur chat comme leur enfant.

Il serait néanmoins excessif de parler d’un « burn-out des propriétaires » généralisé : 75 % disent n’avoir jamais éprouvé ce type d’épuisement.

La charge mentale existe donc, mais elle reste maîtrisée pour une large majorité.

Aimer son animal ne signifie pas devoir être parfait

Cette pression vient aussi du sentiment de responsabilité.

Lorsqu’un animal devient membre de la famille, le propriétaire peut rapidement s’interroger : est-ce que je joue suffisamment avec lui ? Est-ce qu’il s’ennuie ? Mange-t-il correctement ? Puis-je partir toute une journée ? Devrais-je l’emmener plus souvent chez le vétérinaire ?

Le ministère de l’Agriculture rappelle pourtant que le bien-être repose d’abord sur des éléments assez simples : une alimentation adaptée, des soins vétérinaires, la prévention, une bonne hygiène, des conditions de vie adaptées et du temps consacré à l’animal.

Les recommandations officielles pour préserver la santé et le bien-être de son animal

Il faut aussi éviter de confondre affection et anthropomorphisme. Un chien ou un chat peut être traité avec énormément d’attention tout en conservant des besoins propres à son espèce, son âge, sa santé et son tempérament.

C’est notamment vrai lorsqu’un propriétaire s’inquiète de l’ennui de son chien. Certains comportements peuvent réellement traduire un manque de stimulation.

À lire aussi : 6 signes que votre chien s’ennuie et comment y remédier

94 % jugent finalement la relation positive ou équilibrée

Au moment de faire les comptes, les propriétaires ne regrettent manifestement pas leur choix.

54 % estiment que leur animal leur apporte infiniment plus qu’il ne leur crée de contraintes.

Pour 40 %, il existe bien des contraintes, mais le bonheur apporté les compense.

À l’inverse, seulement 4 % dressent un bilan mitigé et 1 % considèrent que les contraintes dépassent aujourd’hui le plaisir d’avoir leur animal.

Le résultat est donc assez clair : 94 % considèrent la relation comme gagnante ou équilibrée.

La « pet parentalité » ne raconte pas seulement la manière dont nous avons rapproché chiens et chats du cercle familial. Elle révèle aussi combien nous nous sentons désormais responsables de leur bonheur.

Cela demande du temps, de l’organisation et parfois quelques renoncements. Mais les propriétaires interrogés semblent largement considérer que le jeu en vaut la chandelle.

Reda Asmani, IBE & Media Manager chez Hill’s Pet Nutrition, résume l’idée en quelques mots : « Ils n’ont pas besoin d’être parfaits. »

Une phrase que certains propriétaires gagneraient sans doute à se répéter lorsqu’ils culpabilisent de ne pas consacrer chaque minute disponible à leur compagnon.

Méthodologie

Étude quantitative réalisée par Toluna-Harris Interactive pour Hill’s Pet Nutrition du 3 au 10 août 2026 auprès de 1 031 propriétaires de chiens et/ou de chats âgés de 18 ans et plus. Le questionnaire a été administré en ligne. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas afin d’être représentatif de cette population selon le sexe, l’âge, la catégorie socioprofessionnelle et la région.

À noter : l’étude a été commandée par Hill’s Pet Nutrition, entreprise spécialisée dans l’alimentation pour chiens et chats. Les résultats relatifs à l’alimentation correspondent donc aux déclarations des personnes interrogées et ne constituent pas une évaluation indépendante des produits de la marque.