Elle n’a que 10 ans, est en CM2, et pourtant ses mots ont résonné bien au-delà de la salle où se tenait le concours d’éloquence organisé à Montréjeau. Luïna Tougne a choisi de consacrer son discours à un sujet qui lui tient profondément à cœur : la protection animale. Une prestation portée par une sincérité et une maturité.
Le langage des animaux, son premier langage
Dès les premières secondes de son discours, Luïna a capté l’attention en posant une question inattendue : « Savez-vous quel est le premier langage que j’ai appris ? Ce n’est pas le français… c’est le langage des animaux.« Une entrée en matière qui a immédiatement installé un silence attentif dans la salle.
Pour cette jeune fille, la communication avec les animaux ne passe pas par les mots, mais par quelque chose de plus profond : « Pas avec des mots… mais avec leurs yeux, leurs silences, leurs petites peurs et leurs grandes joies.«
Un rêve ancré dans les valeurs
Derrière l’exercice oratoire se dessine un vrai projet de vie. Luïna rêve de travailler dans un refuge ou une SPA, auprès des animaux abandonnés. Ce qui frappe dans son discours, c’est la clarté de ses convictions.
« Un animal abandonné, ça ne demande qu’une chose : qu’on le regarde comme un être vivant, pas comme un objet.«
Une phrase simple, directe, et pourtant d’une grande force.
Une cause dans la cause : les animaux différents
Le discours de Luïna ne s’est pas arrêté aux animaux abandonnés. Elle a tenu à mettre en lumière ceux que l’on remarque encore moins : les animaux porteurs d’un handicap, d’une blessure ou d’une différence visible. « Ces animaux-là, on les choisit moins souvent. On les regarde parfois avec de la pitié… ou on ne les regarde pas du tout. Mais moi, je les trouve encore plus courageux.«
Un parallèle touchant avec les valeurs d’inclusion et de respect de la différence, qu’elle a su tisser avec une sensibilité remarquable pour son âge.
Les rêves n’ont pas d’âge
Luïna a conclu son discours avec une promesse, adressée autant aux animaux qu’à elle-même : « Je continuerai d’écouter les animaux… et un jour, je parlerai pour eux.« Une phrase qui a visiblement ému la salle, et qui résume à elle seule l’état d’esprit de cette jeune oratrice.
« Je suis encore une enfant, j’ai 10 ans c’est vrai. Mais les rêves n’ont pas d’âge. » Une leçon que bien des adultes feraient bien de retenir.
Discours complet de Luïna
Quand je parle aux animaux, ils me répondent
Savez-vous quel est le premier langage que j’ai appris ?
Ce n’est pas le français… c’est le langage des animaux.
Oui, ça peut sembler étrange.
Mais depuis que je suis toute petite, j’ai l’impression qu’ils me parlent.
Pas avec des mots…
Mais avec leurs yeux, leurs silences, leurs petites peurs et leurs grandes joies.
Et moi, je les écoute.
C’est pour ça que j’ai un rêve.
Un rêve qui bat très fort dans mon cœur.
Quand je serai grande, je veux travailler avec eux.
Dans un refuge, dans une SPA, dans un endroit où les animaux retrouvent confiance.
Je ne sais pas encore exactement où…
Mais je sais exactement pourquoi.
Parce qu’un animal abandonné, ça ne demande qu’une chose :
qu’on le regarde comme un être vivant, pas comme un objet.
Qu’on lui dise : « Tu comptes. Tu mérites d’être aimé. »
Et puis, il y a ceux dont on parle moins.
Les animaux qui sont différents.
Ceux qui ont une patte en moins, un œil qui ne voit plus, une cicatrice qui ne partira jamais.
Ou même un handicap qu’on ne voit pas, mais qu’ils ont tous les jours.
Ces animaux-là, on les choisit moins souvent.
On les regarde parfois avec de la pitié… ou on ne les regarde pas du tout.
Mais moi, je les trouve encore plus courageux.
Parce qu’ils avancent malgré tout.
Parce qu’ils aiment sans conditions, même quand la vie ne leur a pas fait de cadeau.
Et j’aimerais leur dire :
« Tu es beau. Tu est important et tu mérites de l’amour.«
Je rêve d’un monde où on arrête de juger ce qui est différent.
Un monde où on comprend que la fragilité n’est pas une faiblesse,
mais une force qui demande du respect.
Je suis encore une enfant, j’ai 10 ans c’est vrai.
Mais les rêves n’ont pas d’âge.
Et parfois, ce sont les rêves les plus simples qui changent le plus de vies.
Alors aujourd’hui, devant vous, je fais une promesse :
je continuerai d’écouter les animaux…
et un jour, je parlerai pour eux.


